En 1825, le restaurant ” Le Chapon Fin ” à Bordeaux ouvre ses portes. Il deviendra un haut lieu de la gastronomie Bordelaise, mais aussi française, puisqu’en 1933 il fera parti des premiers restaurants triplement étoilés. Le chef Joseph Sicard arrive en 1898 au Capon Fin, il restera 62 ans aux fourneaux jusqu’en 1960 ! C’est ce chef de talent qui lui offrira ses trois étoiles avec des plats comme : Poularde en Cocotte, Ortolans, Cèpes à la Bordelaise, Lamproie au vin rouge…

La renommée du restaurant attire le gotha parisien, voire européen. Il faut savoir qu’à cette époque, Bordeaux ainsi que le bassin d’Arcachon et plus encore la côte basque, avec Biarritz, sont des lieux à la mode, où les “people” du 19° et début du 20° siècles se précipitent !

Ces riches voyageurs des transatlantiques descendent au 5 de la rue Montesquieu. Cette prestigieuse clientèle est toujours friande de nouvelles adresses ! Les décors de rocailles, datant de 1901 et signés par Cyprien Alfred-Duprat (architecte bordelais né à Arcachon,1876–1933), sont l’ultime toquade de l’époque et ravissent les yeux des voyageurs. Tandis que Joseph Sicard, jeune chef en ces années là, enchante leurs papilles.

Toutefois si ce restaurant reste un lieu historique de Bordeaux, il n’est pas un musée. Et s’il est resté quelques années un peu délaissé ; il a repris le cours de sa destinée dans les années 2000, grâce une famille issue des vignobles du Médoc, la famille Cazes. Nicolas Frion en 2003, redore le blason de ce lieu prestigieux et attachant.

Nous ne vous cacherons pas que c’est un lieu qui nous tient à cœur et que nous espérons voire bientôt de plus en plus investi. Notre blog essaie autant que faire se peut de permettre au plus grand nombre d’accéder aux bonnes adresses, alors voici notre bon plan : pour un petit budget, testez ce prestigieux restaurant le midi en semaine. Nous avons tous un jour ou l’autre un jour de repos en semaine ? N’est ce pas ? Menu à 35 euros avec une entrée proposée – un plat au choix entre deux suggestions – et un dessert proposé. Les saveurs sont délicates et les mariages réfléchis, laissez vous porter ! Vous pourriez, comme moi être agréablement surpris et découvrir que vous appréciez des mariages inattendus…

Depuis 2011, C’est le chef Nicolas Nguyen Van Hai qui orchestre aux fourneaux pour vous faire découvrir ce que le restaurant lui-même qualifie de “cuisine savoureuse et contemporaine”. A notre visite en ce mois de mars,  la carte met en avant des produits du grand sud avec :

En entrée, une “Papada transparante, pesto Roquette, et Coulis piment d’Espelette“.

En plat nous avons choisi la “Hampe de Bœuf roulée aux Anchois, Pommes de Terre et jus à la Tapenade“.

Et en dessert, le chef fait un petit clin d’œil à sa Bretagne natale avec : “Praliné Sarrasin, Mille-feuilles et Chocolat“.

La seule petite critique que nous émettrons sur cette dégustation serait que la force de l’entrée, et surtout du plat, auraient peut-être méritées un dessert aux saveurs légèrement plus puissantes pour rester dans le ton. Bien qu’excellent, le “Praliné Sarrasin, Mille-feuilles et Chocolat” disparaissait un peu en bouche sur cette fin de repas aux saveurs soutenues.

 

Le Chapon Fin, 5, rue Montesquieu, 33000 Bordeaux. Tél. 05 56 79 10 10 (www.chapon-fin.com).

 

 

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